Mapyourvision
“Mon travail artistique explore le lien sensible entre l’humain et le vivant, en particulier à travers la figure de l’arbre, que j’utilise comme symbole de mémoire temporelle, de croissance et d’ancrage. Mes œuvres invitent à la contemplation et cherchent à révéler la poésie des formes naturelles à travers des compositions à la fois organiques et intuitives. Au travers de mon travail, j'invite le public à ralentir, à observer, à entrer dans un espace de contemplation où la nature agit comme un miroir intérieur de manière inattendue.
Je travaille principalement le dessin sur coton, à l’aide de feutres très fins (0,05 mm) et de crayons mécaniques, qui me permettent un geste précis, patient et répétitif. Cette minutie génère des textures denses et vibrantes, presque méditatives, où chaque trait vient tisser une cartographie émotionnelle de l’arbre ou du paysage.
Depuis quelques années, j’explore également la peinture murale, au pinceau et à l’acrylique, ainsi que le dessin en direct (urban sketch sur carnets de voyage). Ces pratiques transforment l’acte de créer en une expérience vivante et collective, où le public accompagne l’émergence progressive de l’œuvre, de la première ligne jusqu’à sa forme accomplie.”
Je travaille principalement le dessin sur coton, à l’aide de feutres très fins (0,05 mm) et de crayons mécaniques, qui me permettent un geste précis, patient et répétitif. Cette minutie génère des textures denses et vibrantes, presque méditatives, où chaque trait vient tisser une cartographie émotionnelle de l’arbre ou du paysage.
Depuis quelques années, j’explore également la peinture murale, au pinceau et à l’acrylique, ainsi que le dessin en direct (urban sketch sur carnets de voyage). Ces pratiques transforment l’acte de créer en une expérience vivante et collective, où le public accompagne l’émergence progressive de l’œuvre, de la première ligne jusqu’à sa forme accomplie.”
Découvrir Mapyourvision en 10 questions
Pouvez-vous partager un souvenir marquant vous liant à l’art?
Un souvenir marquant lié à l’art, c’est le jour où une famille m'a demandé de dessiner le portrait du Cèdre qui était dans leur jardin.
Ce cèdre n’était pas juste un arbre: il avait cette présence tranquille que seuls les arbres anciens possèdent, comme s’il portait dans son écorce des années de silence et de patience.
Pour cette famille, il était une part de leur histoire. Il avait vu les enfants tourner autour de lui, il avait encaissé les hivers, offert de l’ombre en été, et il était resté là, immobile mais jamais indifférent, pendant les moments de joie comme ceux plus difficiles.
En le dessinant, j’ai senti que je ne capturais pas seulement une silhouette végétale. Il y avait quelque chose de plus profond, presque une mémoire enracinée que je tentais de traduire sur une feuille.
Et savoir que ce dessin allait ensuite être encadré à l’intérieur de la maison m’a touchée: comme si une part de cet arbre, de sa présence, allait continuer à vivre avec eux.
Ce jour‑là, j’ai compris que l’art pouvait rendre visible ce qui relie les gens à un lieu, à un être vivant, à une histoire même quand les mots ne suffisent pas.
Si votre art était une chanson, laquelle?
"Comptine d'un autre été: L'après-midi" - Yann Tiersen
Et si votre art était une couleur?
Si mon art était une couleur, ce serait le blanc crème, parce que c’est une teinte silencieuse et chaleureuse qui laisse respirer les traits légers et révèle l’essentiel sans jamais s’imposer.
Si votre art était une saison?
Si mon art était une saison, ce serait toutes les saisons, parce qu’il suit leur mouvement naturel: il se dépouille, renaît, s’éclaire et se transforme au fil de ce que j’observe.
Si votre art était un plat?
Si mon art était un plat, ce serait une tarte au citron: une création simple et épurée, avec une lumière douce et un goût vivant, comme mes traits noirs sur papier crème qui cherchent l’essentiel tout en laissant une sensation claire et sincère.
Si votre art était un animal?
Si mon art était un animal, ce serait un animal calme et observateur, comme un cerf ou un renard immobile dans la forêt, parce qu’il capte les présences silencieuses, les gestes discrets, et tout ce qui existe sans faire de bruit.
Avec quel personnage fictif (ou non) aimeriez-vous créer une œuvre?
J’aimerais créer une œuvre avec Caspar David Friedrich, parce que son regard sur les paysages et les présences silencieuses m'inspire beaucoup: il savait capter la solitude, la verticalité, la mémoire des lieux avec finesse et beauté.
Quel est votre “accident heureux”? Celui qui a transformé votre processus créatif…
Mon accident heureux est arrivé en dessinant plusieurs arbres dans un carnet accordéon: en repliant les pages, j’ai découvert que la moitié de chaque arbre rejoignait naturellement la moitié de l’arbre suivant, et qu’ensemble ils formaient un nouvel arbre inattendu. Cette coïncidence m’a montré que mes traits pouvaient se prolonger les uns dans les autres et créer quelque chose que je n’avais pas prévu.
Si vous deviez expliquer votre travail à un enfant de 5 ans, que diriez-vous?
Je lui dirais que je dessine les arbres comme des portraits, pour qu’on puisse les reconnaître comme des amis, et pour que les personnes qui aiment un arbre puissent garder son souvenir sur une feuille, comme un petit trésor qui ne disparaît pas.
Quelles émotions aimeriez-vous laisser aux visiteurs?
J’aimerais que les visiteurs repartent avec une émotion calme, comme si quelque chose en eux s’était posé. Une sensation de présence, de douceur, peut‑être même de reconnaissance comme quand on croise un arbre familier et qu’on se sent un peu moins seul, ou une émotion de calme et apaisement.
Un souvenir marquant lié à l’art, c’est le jour où une famille m'a demandé de dessiner le portrait du Cèdre qui était dans leur jardin.
Ce cèdre n’était pas juste un arbre: il avait cette présence tranquille que seuls les arbres anciens possèdent, comme s’il portait dans son écorce des années de silence et de patience.
Pour cette famille, il était une part de leur histoire. Il avait vu les enfants tourner autour de lui, il avait encaissé les hivers, offert de l’ombre en été, et il était resté là, immobile mais jamais indifférent, pendant les moments de joie comme ceux plus difficiles.
En le dessinant, j’ai senti que je ne capturais pas seulement une silhouette végétale. Il y avait quelque chose de plus profond, presque une mémoire enracinée que je tentais de traduire sur une feuille.
Et savoir que ce dessin allait ensuite être encadré à l’intérieur de la maison m’a touchée: comme si une part de cet arbre, de sa présence, allait continuer à vivre avec eux.
Ce jour‑là, j’ai compris que l’art pouvait rendre visible ce qui relie les gens à un lieu, à un être vivant, à une histoire même quand les mots ne suffisent pas.
Si votre art était une chanson, laquelle?
"Comptine d'un autre été: L'après-midi" - Yann Tiersen
Et si votre art était une couleur?
Si mon art était une couleur, ce serait le blanc crème, parce que c’est une teinte silencieuse et chaleureuse qui laisse respirer les traits légers et révèle l’essentiel sans jamais s’imposer.
Si votre art était une saison?
Si mon art était une saison, ce serait toutes les saisons, parce qu’il suit leur mouvement naturel: il se dépouille, renaît, s’éclaire et se transforme au fil de ce que j’observe.
Si votre art était un plat?
Si mon art était un plat, ce serait une tarte au citron: une création simple et épurée, avec une lumière douce et un goût vivant, comme mes traits noirs sur papier crème qui cherchent l’essentiel tout en laissant une sensation claire et sincère.
Si votre art était un animal?
Si mon art était un animal, ce serait un animal calme et observateur, comme un cerf ou un renard immobile dans la forêt, parce qu’il capte les présences silencieuses, les gestes discrets, et tout ce qui existe sans faire de bruit.
Avec quel personnage fictif (ou non) aimeriez-vous créer une œuvre?
J’aimerais créer une œuvre avec Caspar David Friedrich, parce que son regard sur les paysages et les présences silencieuses m'inspire beaucoup: il savait capter la solitude, la verticalité, la mémoire des lieux avec finesse et beauté.
Quel est votre “accident heureux”? Celui qui a transformé votre processus créatif…
Mon accident heureux est arrivé en dessinant plusieurs arbres dans un carnet accordéon: en repliant les pages, j’ai découvert que la moitié de chaque arbre rejoignait naturellement la moitié de l’arbre suivant, et qu’ensemble ils formaient un nouvel arbre inattendu. Cette coïncidence m’a montré que mes traits pouvaient se prolonger les uns dans les autres et créer quelque chose que je n’avais pas prévu.
Si vous deviez expliquer votre travail à un enfant de 5 ans, que diriez-vous?
Je lui dirais que je dessine les arbres comme des portraits, pour qu’on puisse les reconnaître comme des amis, et pour que les personnes qui aiment un arbre puissent garder son souvenir sur une feuille, comme un petit trésor qui ne disparaît pas.
Quelles émotions aimeriez-vous laisser aux visiteurs?
J’aimerais que les visiteurs repartent avec une émotion calme, comme si quelque chose en eux s’était posé. Une sensation de présence, de douceur, peut‑être même de reconnaissance comme quand on croise un arbre familier et qu’on se sent un peu moins seul, ou une émotion de calme et apaisement.
Où admirer son art?
Son affiche est collée…
sur le mur du Vieux Cèdre
1 avenue Elisabeth
Elle expose…
avec 43 autres artistes au CCE
7 rue Montgomery
Du 3 juillet au 13 septembre
Du mardi au vendredi de 10h à 17h30
7 rue Montgomery
Du 3 juillet au 13 septembre
Du mardi au vendredi de 10h à 17h30
Elle expose aussi…
au CIE, dans le grand parc d'Enghien
Du 18 au 19 juillet
de 11h à 18h
Du 18 au 19 juillet
de 11h à 18h
Elle anime une balade dessinée
avec le CIE, dans le grand parc d'Enghien
Le 19 juillet de 14h à 16h
Infos et réservations: Cie Enghien
Le 19 juillet de 14h à 16h
Infos et réservations: Cie Enghien
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