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Vreni Baeyens

Vreni Baeyens
Je travaille avec plusieurs matériaux comme le sable, le grès, le bois, le métal, la cire, du tissu, du papier, toutes sortes de peinture ou encre, pigments naturels etc…

Quand je peins, je veux retrouver la mémoire de ce que fut l’homme au début des temps : un peuple nomade libre, sans bagage, en harmonie avec les quatre éléments, relié au cosmos et ses mystères.

En fonction de mon état d’âme du moment, je me laisse guider par la musique tout en dansant. Ou parfois le silence total s’impose pour me procurer un voyage en profondeur, une vraie rencontre avec moi-même.

Alors la peinture me libère des tensions et devient un jeu.

Découvrir Vreni Bayens en 10 questions

Pouvez-vous partager un souvenir marquant vous liant à l’art?

Déjà toute petite j’aimais dessiner et bricoler, je regardais le monde avec un autre œil. Quand j’ai raté ma 4e année de secondaire en sciences humaines, je ne pouvais pas doubler et j’étais obligée de changer de direction. J’étais effondrée, parce que je voulais faire des études de psychologie à l’université. Comme j’étais assez douée en dessin, on m’a conseillé de faire les humanités artistiques. J’ai beaucoup appris sur l’art en général et ça m’a permis de faire vraiment ce que j’aime. Je remercie la vie pour cet « échec » !

 

Si votre art était une chanson, laquelle?

L’album « Heathen » de Bowie. J'adore cet album profond, mélancolique et surprenant. Un véritable voyage qui donne à réfléchir, à se remettre en question. J’ai d’ailleurs donné le titre « Heathen » à une de mes peintures.

 

Et si votre art était une couleur?

L’ocre rouge, comme la couleur chaude du désert. Là où on est en parfaite connexion avec la terre et l’univers. Poussière de sable, poussière d'étoiles... le silence dans l'immensité.

 

Si votre art était une saison?

L’automne. C’est une saison de transition, entre l’été et l’hiver, mêlant beauté et mélancolie, abondance et déclin. Une saison qui invite à l’introspection. C’est comme un beau coucher de soleil.

 

Si votre art était un plat?

Un bon couscous aux merguez! C’est un plat mijoté - comme mes peintures qui prennent du temps à aboutir - avec beaucoup d’ingrédients, bien épicé, parfumé et on y retrouve les couleurs de la plupart de mes œuvres.

 

Si votre art était un animal?

Un caméléon. Ses variations de couleur symbolisent le changement, l’adaptation, la discrétion. Il est aussi lié à la terre et le feu, ce qui lui donne un caractère magique et sacré. Le caméléon est très observateur - comme moi - et quand on regarde mes peintures, on peut y trouver quelque chose que l’on n’avait pas encore vu avant.

 

Avec quel personnage fictif (ou non) aimeriez-vous créer une œuvre?

Merlin. Laisser opérer la magie, inventer, transformer, laisser place à l’imprévu… Ce serait un jeu et je pense qu’on s’amuserait bien ensemble !

 

Quel est votre “accident heureux”? Celui qui a transformé votre processus créatif…

Il y a quelques années - pendant une période sans créativité artistique - j’ai rencontré par hasard une artiste de la région. J’étais très touchée par son travail. J’y ai trouvé la joie et la spontanéité d’un enfant, ce qui me manquait. Elle m’a fait connaître la beauté de l’imperfection, une autre vision de l’art, et je me suis remise à peindre. 

 

Si vous deviez expliquer votre travail à un enfant de 5 ans, que diriez-vous?

Pour moi, faire de la peinture, c’est comme se plonger dans un monde imaginaire. Il n’est pas nécessaire de savoir dessiner ou d’avoir du matériel sophistiqué. Je ne sais jamais à l’avance ce que je vais peindre. Je me laisse aller, sur le rythme de la musique ou en silence, selon mon humeur, sans but précis. Parfois le hasard fait bien les choses et je profite des effets imprévus. Le plus important, c’est de s’amuser, pas de faire un « beau tableau ». Alors ça devient comme un jeu.

 

Quelles émotions aimeriez-vous laisser aux visiteurs?

L’étonnement, la surprise. J’aime que les visiteurs soient curieux et essaient de ressentir eux-mêmes quelle(s) émotion(s) mes oeuvres provoquent en eux. C’est très subjectif et chaque peinture est différente.

Où admirer son art?

Son affiche est collée…

sur le mur du Vieux Cèdre
1 avenue Elisabeth

Elle expose…

avec 43 autres artistes au CCE
7 rue Montgomery
Du 3 juillet au 13 septembre
Du mardi au vendredi de 10h à 17h30

Elle expose aussi…

au CIE, dans le grand parc d'Enghien
Du 18 au 19 juillet 
de 11h à 18h

Elle anime une balade dessinée

avec le CIE, dans le grand parc d'Enghien
Le 19 juillet de 14h à 16h
Infos et réservations: Cie Enghien

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