résidences


La Compagnie Oui! Mais


Rencontre avec la compagnie
“OUI ! Mais” en résidence au LABO des Arts et du Mouvement en collaboration avec le Centre culturel d’Enghien.


Pouvez-vous vous présenter ?
S- Moi c’est Sara, ma spécialité c’est plutôt le cirque et les arts de la scène.
T- Moi c’est Thomas et je suis spécialisé dans les arts plastiques, le travail du papier.
Je propose aussi régulièrement des projets participatifs avec les écoles ou autres.
S- Et nous avons une compagnie qui s’appelle la compagnie “OUI! Mais”. C’est une compagnie qui combine l’art du cirque et l’art plastique.


Que pouvez-vous dire sur votre lieu de résidence ?
Le LABO des Arts et du Mouvement nous met à disposition son espace de création, d’ailleurs c’est pas la première fois. Ce qu’on adore dans ce lieu, c’est qu’il y a un espace qui concerne les arts plastiques et un très bel espace qui concerne les arts du cirque.
Le fait que ce soit déjà les deux pratiques qu’on explore dans notre compagnie, ça nous paraît cohérent d’être ici.


Que faites-vous en résidence ?
S- Nous avons gagné une bourse “Futur pour la culture” qui nous permet d’être en résidence aujourd’hui. C’est une résidence en collaboration avec le LABO des Arts et du Mouvement qui nous met à disposition les locaux, et avec le Centre culturel d’Enghien qui nous prête du matériel et qui est venu nous filmer.
T- Nous travaillons sur une pièce dont le titre provisoire s’appelle “Secondo Me”. En italien, Secondo Me veut dire “Deuxième moi” mais aussi selon moi. On travaille sur l’idée du double. On en avait déjà fait un format court où seule Sara était sur scène, maintenant on le reprend pour en faire un format plus long où nous sommes tous les deux sur scène.
On aimerait bien s’adresser à des adolescents, nous traitons le sujet de l’identité et on pense que c’est un âge où on peut être sensible à cela.
S- La création de notre spectacle nécessite plusieurs résidences, pour cette semaine, nous voulons faire de la recherche en ce qui concerne la partie sculpturale sur scène et aussi, la mettre en dramaturgie.


Qu’aimez-vous partageravec le public ?
T- Pour moi c’est une manière de présenter des techniques au travers d’un spectacle et éventuellement donner l’envie de créer.
S- Pour moi c’est plutôt semer des petits messages, des petites étincelles. Essayer que le public sorte avec un petit sourire, un questionnement.


Quelles sont les difficultés que vous rencontrez lors de cette résidence ?
T- Pour moi la plus grosse difficulté dans ma recherche de sculpture sur scène, c’est de trouver un moyen de faire un acte qui prend beaucoup de temps pour un résultat correct en très peu de temps pour que ça ne devienne pas ennuyeux pour les gens qui regardent.
SL’autre difficulté est de trouver l’interaction entre nos 2 personnages sur scène.


Et quelles sont les difficultés en tant qu’artiste avec la crise du Covid ?
T- C’est très simple, on n’a plus de travail. Aussi, on est en manque de public. Lors d’un processus de création, c’est très important d’avoir des retours lors d’étapes de travail afin de nous permettre d’adapter le spectacle. Notre travail manque d’alimentation sociale, de points de vues, de confrontations, d’échanges, tout ce que la vie d’avant permettait.


Et que pensez-vous du mouvement Still standing ?
On soutient le mouvement, on sera présent le 20 février pour ne pas faire oublier aux gens que la culture est très importante, elle permet de maintenir une stabilité sociale et une ouverture vers la différence et l’échange. Tout cela est essentiel pour qu’une société tienne la route.


cieouimais.eu  


La compagnie Mirabilia


Présentation de la Cie

 

Née en juillet 2016, la compagnie Mirabilia s’est créée autour du désir d’expérimenter et d’offrir une nouvelle manière de construire des histoires et ce de manière improvisée.
C’est à cette fin que Renaud Leclercq ,Thierry, Laure Bardet et Mélissa Motheu s’associent et décident de partager leurs outils ainsi que de mélanger les différents arts que sont le conte, le jeu théâtral improvisé et la musique ! 
En août 2020, ils remportent le concours plan de relance culture 1190.

Et en novembre 2020, la bourse « Un futur pour la culture » de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Note d’intention de la création : «  Le violon du fou » de Selma Lagerlöf – Adaptation de Mélissa Motheu

 

Une pluridisciplinarité, au service de la pièce, est utilisée comme une alliée dans l’éveil à l’imaginaire, à la poésie, au voyage et à la réflexion. Les arts des mots, des notes et du corps s’entremêlent et se composent pour offrir à l’histoire une substance onirique emplie d’émotions.

 

L’histoire

 

Gunnar Hede adore le violon. Une trop grande source de distraction selon son père qui l'envoie faire des études.

Mais lorsque Gunnar apprend que le domaine familial et son père sont ruinés, il rentre à Munkhyttan et investit leurs derniers fonds dans l'achat de chèvres ! Pendant la migration du troupeau du Nord vers le Sud, une tempête de neige tue toutes les chèvres. Désemparé et honteux, Gunnar perd la tête...

 

Ne sachant plus qui il est, il continue inlassablement, avec son violon, à colporter sur les routes. Terrifié par tout ce qui l'entoure, il aime trouver un peu de calme dans les cimetières ; jusqu'au jour où il entend un bruit... C'est une morte, elle se réveille...

 

Leurs chemins seront liés au travers d'une quête poétique. Entre le rêve et la réalité, tout se mélangera pour redonner vie à la mort et essayer de vaincre la folie... 

 

L’auteur du roman

 

Selma Lagerlöf (1858-1940), prix Nobel de littérature en 1909, est sans conteste l'un des plus célèbres écrivains suédois. Son œuvre est nourrie des légendes et de l'histoire de la région de Värmland, merveilleusement transposées par son imagination lyrique hors du commun. Parmi ses livres les plus fameux on peut citer La Saga de Costa Berling, et le texte qui lui valut sa renommée internationale : Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (édition intégrale illustrée disponible chez Actes Sud).

 

En résidence au CCE :

La Compagnie Mirabilia pour « Le Violon du Fou »

 

Renaud  Leclercq, vous faites partie de La Compagnie Mirabilia depuis combien de temps. ?

Depuis sa création en 2016. Nous étions trois : Mélissa Motheu, Thierry Maerschalk et moi puis Laure Bardet nous a rejoint avec son violon.

Mélissa : Nous avions envie d’expérimenter une nouvelle manière de construire des histoires improvisée en y mêlant le conte, le jeu théâtral et la musique.


Comment se fait-il que La Compagnie Mirabilia soit en résidence de création au Centre culturel d’Enghien ?

Mélissa : Le Centre culturel et moi, c’est une longue histoire. Tout a débuté ici. Je me suis formée à l’improvisation et au théâtre ici, j’ai grandi ici. Ils m’ont donné le goût du conte et après, je suis allée au conservatoire et ensuite je suis devenue animatrice et metteuse en scène pour les ateliers de théâtre, ici. Finalement, c’est une grande famille…

Très rapidement, nous avons eu besoin d'un grand espace pour répéter mais nous n'avions pas les moyens de nous payer une grande salle. Je me suis tournée tout naturellement vers le Centre culturel grâce à qui, ce qui semblait impossible est devenu possible. De l'espace, des locaux propres, du chauffage…

David : On est très content de pouvoir profiter de cet espace de jeu.Nous pouvons avancer dans de bonnes conditions ce qui est très appréciable en ces temps « un peu tristounet » pour la culture.


Mélissa, quelle place avez-vous dans cette création ?

J’ai plusieurs rôles : autrice de l’adaptation, comédienne, metteuse en scène et quand je joue sur scène, ce sont mes camarades qui deviennent « œil extérieur ».

Je me vois comme la petite graine du départ. Il y a quelques années, je suis tombée amoureuse du roman «  Le Violon du Fou » de Selma Lagerlöf, autrice suédoise. J’avais envie d’en faire une pièce de théâtre depuis longtemps et c’est devenu possible avec La Compagnie Mirabilia qui a beaucoup travaillé sur le monde onirique, le merveilleux et avec le violon ! Mais nous étions quatre pour une multitude de personnages, nous avions donc besoin d’autres comédiens : Perrine Pautré et David Serraz !

 

Perrine, comment vous êtes entrée dans la Cie ?

Perrine : C’est d’abord une rencontre avec Mélissa lors d’une formation d’improvisation longue il y a quelques années et ensuite une envie de travailler ensemble. L’idée de cette adaptation du violon du fou m’a tout de suite passionnée. Et voilà, j’ai rejoint la troupe avec beaucoup de plaisir !

 

La Compagnie Mirabilia prend-t-elle un nouveau tournant ?

Renaud : C’est un peu un nouveau défi que de se lancer dans une histoire que l’on jouera encore et encore.

Thierry : Moi, je le vis comme une continuité et pas spécialement comme un virage. La Compagnie proposait des spectacles de théâtre improvisé mais c’était déjà une forme de théâtre. L’univers reste très fort dans les univers qu’on développe habituellement mais nous explorons d’autres techniques pour l’amener sur scène et le partager au public.

 

David, qu’est-ce qui vous touche dans cette histoire ?

David : J’aime le côté merveilleux, on décolle du réel, du réalisme. Il y a un personnage un peu fantastique qui s’appelle Le Deuil qui a plusieurs visages, plusieurs voix…J’aime ce chemin entre raison et folie et le rôle de la musique, du violon, donc de l’art…L’art et l’amour sont les deux choses qui  vont sauver le héros.

 

Où en est le processus de travail ?

Mélissa : Il y a 5 actes composés chacun de 6 à 12 scènes. Nous en sommes à l’acte 4 et

toutes les compositions musicales sont prêtes.  La prochaine étape sera la venue des « regards extérieurs ».

Pour les costumes, nous nous inspirons de la culture traditionnelle suédoise. On est encore dans le bricolage mais nous avançons.

Perrine : Mais ce bricolage nous nourrit… On essaie de se mettre dans la peau des personnages en les habillant et c’est important de pouvoir très vite enfiler des accessoires qui donnent corps au personnage. On en est là aussi au niveau décor mais l’idée, c’est de pouvoir se représenter l’espace, de pouvoir imaginer le futur décor.

Mélissa : Des ateliers de couture sont prêts à s’investir avec nous et nous rencontrons des scénographes.

 

Thierry, vous êtes artiste professionnel, comment ça se passe dans le contexte actuel ? C’est compliqué de se considérer comme professionnel dans cette période où finalement on ne peut pas travailler Du coup, on prépare le futur, sans savoir de quoi est fait demain, de quoi sera fait notre avenir…

 

Est-ce que les mesures sanitaires impactent le travail ?

Thierry : Le port du masque est un frein évident puisqu’une partie du visage n’est pas vue, donc pour la lecture des émotions, du jeu de comédien, c’est difficile. Toutes ces règles, c’est très pénible.

 

Un dernier mot ?

Perrine : On a un projet splendide, une histoire vraiment magique qui, je crois,  va emporter petits et grands. Actuellement, le monde est terne, on a fermé les théâtres,  les salles de spectacle. On a besoin de pouvoir sortir de notre quotidien, de nos vies enfermées, de pouvoir retrouver la lumière. On est en manque de magie et cette histoire va nous l’apporter. 


Mocosès (Julie Boitte + Ricardo Depine)


Le saviez-vous ? Nous recevons en résidence au Pôl'Arts, les artistes Julie Boitte et Ricardo Depine qui ensemble forment Mocosès.
Ils peaufinent leur création sur la quête de la liberté qui s'appelle "Dis-toi que ton coeur est celui d'une bête sauvage".
Un savant mélange de conte et de musique électro pour plonger au coeur de vous-même.
🧐Pour découvrir le projet, c'est par ici http://www.julieboitte.com/sur-le-feu#electro-poetique
🎶Et pour mettre en émoi vos oreilles, c'est par là https://soundcloud.com/user-797062418

Maison Jonathas
7 rue Montgomery
7850 Enghien
Tél: 02/ 396 37 87

 

Du mardi au vendredi

De 10h à 17h

 

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